Article : "Faut-il avoir peur des vaccins ?"
Cet article est extrait du magazine télé-moustique n°4080 du samedi 10 avril 2004. Certes ce magazine n'est pas une référence médicale mais la publication de cet article dans un magazine grand public est le signe d'une polémique suffisamment importante que pour qu'elle quitte la sphère restreinte des experts de la médecine. Cet article présente également l'avantage d'expliquer dans un langage clair une polémique complexe.
Encarts non inclus:
- Interview du Dr. Tom Jefferson
- Autisme: la piste des vaccins
- Vaccins, pas vaccins ?
Des vaccins sûrs et efficaces ?
En Belgique, chaque enfant est supposé recevoir 25 vaccins avant l'âge de 18 mois. Devenue tellement courante qu'on ne la considère presque plus comme un acte médical, la vaccination ne serait pourtant pas si anodine...
Il est généralement admis que les vaccinations nous protègent d'un certain nombre de maladies, plus ou moins graves, sans entraîner d'effets secondaires trop pénibles. Pourtant, depuis ses origines la vaccination a suscité des débats houleux. Injecter dans le sang les germes d'une maladie afin de prémunir contre cette même maladie n'est pas en effet une pratique qui va de soi.
Le professeur Michel Georget, agrégé de biologie et auteur de Vaccinations, les vérités indésirables (Editions Dangles, 2000), s'inquiète, entre autres, de la contamination avérée de certains vaccins par des virus (SV40 cancérigène, hépatite B...) ainsi que de la toxicité d'additifs couramment employés comme l'aluminium ou le thimerosal (dérivé de mercure). Il souligne également que l'on a commencé à concevoir des vaccins à une époque où l'on ignorait jusqu'à l'existence du système immunitaire. "Le système immunitaire est très complexe et, encore aujourd'hui, on comprend mal son fonctionnement. De plus, entre l'immunologie, science fondamentale, et la vaccination, technique qui en découle, il y a un grand pas. On joue les apprentis sorciers, au risque de dérégler ce mécanisme très délicat. Vacciner des enfants, alors que leur système immunitaire n'est pas arrivé à maturité est particulièrement risqué. De plus, au même titre que les virus eux-mêmes, les vaccins peuvent être à l'origine de réactions auto-immunes. Le système immunitaire se retourne alors contre l'organisme qu'il est chargé de défendre. Sclérose en plaques, diabète, maladie de Crohn: autant de maladies auto-immunes en augmentation et dont on soupçonne qu'elles peuvent être en partie causées par des vaccinations."
Outre les maladies auto-immunes, de nombreux cas d'autisme, de mort subite du nourrisson et toute une variété de troubles neurologiques graves, survenus immédiatement après une vaccination, ont été rapportés et sont répertoriés par la littérature médicale.
Bien sûr, ces incidents sont l'exception et non la règle. Néanmoins, de l'avis général, ils sont largement sous-déclarés. En effet, il n'existe en Europe aucun réseau indépendant et centralisé de "vaccinovigilance" chargé de répertorier les accidents post-vaccinaux.
La "coïncidence temporelle", même répétée, n'est pas considérée comme une preuve d'un lien de cause à effet et, en cas d'incident, c'est le patient qui est prié de prouver ce lien.
Le monde médical est en général très sceptique quant à un lien de cause à effet entre les vaccinations et ces effets adverses. Cependant, confrontés à des incidents graves et à des questions sans réponses, de plus en plus de médecins et scientifiques expriment leurs inquiétudes.
Le Dr Sheny Tenpenny, une doctoresse américaine, a étudié dans le détail les documents du CDC (Centre pour la prévention et le contrôle des maladies - USA) et de l'OMS, deux organisations convaincues du bien-fondé des vaccinations. En 2003, elle mettait en lumière certains faits peu connus: "Les études sur la sécurité des vaccins - qui sont censées garantir l'absence d'effets secondaires graves sont tout à fait insuffisantes. Elles ne sont pas menées selon la procédure classique du "double contrôle en aveugle" avec comparaison sur l'effet d'un placebo. Les enfants souffrant de maladies neurologiques ou auto-immunes sont écartés des études. Les tests ne durent généralement que quelques jours et ne sont pas menés à assez grande échelle pour détecter tous les effets secondaires possibles. Et si des réactions inquiétantes surviennent, elles sont systématiquement jugées "sans rapport avec la vaccination" et ne sont même pas mentionnées dans les notices."
Le Pr Bonnie Dunbar, chercheuse et enseignante au Baylor College de Houston (USA), a passé plus de vingt ans à développer de nouveaux vaccins. En 2001, elle déclarait pourtant, lors d'un colloque au Parlement européen sur "Le bien-fondé de la pratique vaccinale", que certaines personnes semblent génétiquement plus "à risque" que d'autres, face au vaccin contre l'hépatite B en particulier. Elle ajoutait que "malheureusement, il est beaucoup plus difficile de trouver des financements pour évaluer les risques des vaccinations que pour développer de nouveaux vaccins"...
Elle ajoutait également que "les données scientifiques et cliniques existantes sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité des vaccins". Une déclaration stupéfiante... et étayée par quelques faits.
Une efficacité controversée
Il est unanimement reconnu que le principal facteur de régression des maladies infectieuses est d'abord l'amélioration des conditions de vie: hygiène, eau potable, nourriture plus abondante, etc. L'éradication de la variole, généralement présentée comme le grand succès de la vaccination s'est faite principalement grâce à la mise en quarantaine des malades. Certains vont jusqu'à douter que les vaccinations aient joué un rôle quelconque dans féradication de ce fléau... Dans le cas d'un vaccin comme le BCG, des études montrent que les populations vaccinées sont plus touchées par la maladie contre laquelle elles ont été vaccinées qu'un "échantillon" de population comparable non vacciné.
Des épidémies de maladies comme la rougeole ou la polio se produisent parfois dans des populations très largement vaccinées contre ces maladies. Doit-on l'interpréter comme le signe que le "taux de vaccination" n'est pas encore suffisant, ou comme la preuve de l'inefficacité de cette vaccination? La question se complique encore quand on sait que les vaccins à virus vivant ou atténué peuvent causer la maladie qu'ils sont censés prévenir.
Il est extrêmement difficile d'estimer l'efficacité d'une campagne de vaccination. "Quand des scientifiques disent que l'efficacité d'un vaccin est prouvée, explique le Dr Tenpenny, ils partent du fait que ce vaccin a effectivement induit la production d'anticorps chez la majorité des personnes vaccinées. Les études menées ne cherchent pas à mesurer si les personnes sont effectivement protégées des maladies contre lesquelles elles ont été vaccinées." Or, en janvier 2002, le Dr John March, du Moredun Research Institute (GrandeBretagne) déclarait que la présence d'anticorps n'est pas un bon indicateur de protection, pour les maladies virales en particulier. Ce qui remet en cause le principe même de la vaccination...
Il est somme toute logique que les vaccinations, comme toute pratique médicale, aient "quelques effets secondaires", des effets considérés comme admissibles dans une perspective de santé publique parce que l'on suppose que les vaccinations évitent plus de maladies qu'elles n'en causent... Mais si l'efficacité même des vaccins n'est pas établie, ce raisonnement est à revoir.
Sur ce sujet très complexe, la guerre des experts fait rage. Mais les deux camps tirent à blanc, faute de données scientifiques suffisantes. Recueillir ces données et assurer des recherches indépendantes apparait comme une urgence. Particulièrement quand on sait que près de 250 nouveaux vaccins attendent leur prochaine mise sur le marché ...